par Craig Branch
(c) watchman espositor, 2000
www.watchman.org,
vol 15, n° 1, 1998
La controverse continue à faire rage autour de la scientologie, essentiellement du fait de la nature
abusive et totalitaire de ses pratiques. L'évolution et le passé de la scientologe soulèvent
des questions graves et fondamentales à propos de libertés et des protections accordées à
la religion, et même, à propos de définition de ce qu'est la religion. Même dans un paysage
religieux très diversifié, la scientologie demeure une anomalie. Elle implique en fait une croyance
religieuse (dans ce que la plupart des gens extérieurs considèrent être de la science-fiction).
Mais cette croyance parait essentiellement avoir été mise en place comme couverture à des
opérations d'exploitation commerciale.
Le passé de terrorisme et d'abus de la scientologie paraît résulter de la paranoïa
et des illusions de son fondateur. Des preuves du caractère halluciné d'Hubbard ont largement été
documentées devant les tribunaux, un juge concluant: "L'organisation scientologue est manifestement
schizophrène et paranoïaque, cette combinaison bizarre reflétant son fondateur L. Ron Hubbard.
Les preuves nous donnent l'image d'un menteur pathologique dès qu'il s'agit de son passé, de ses
accomplissements ou de son historique. (Church of Scientology v. Armstrong, No. C420153, California Supreme Court,
1984)
La scientologie est gouvernée par des règles inviolables ou "écrits sacrés"
de L. Ron Hubbard, écrits qui, quand ils ont été suivis, ont produit une incroyable série
d'abus institutionnalisés, d'exploitation financière des membres, de harcèlement, d'intimidation,
de mise en examen de ses membres, cadres, et même de l'église proprement dite.
Un critique, l'éditeur en chef Eugène Methvin du Reader's Digest, a subi un grave harcèlement
par la scientologie. Il a accusé avec justesse: "La scientologie est bien plus qu'une religion.
c'est un racket multinational déguisé en religion". ("Scientologie: l'écoeurement
s'étend, Readers Digest de septembre 81, reimpression page 2)
La scientologie croit disposer de la solution aux problèmes de l'humanité. Ca ne diffère
pas de bien des religions, y compris le christianisme, mais la comparaison s'arrète là. Les cadres
scientologues ont souvent ridiculisé: "la scientologie n'est pas une religion où l'on tend
l'autre joue". (cf par exemple Leisa Goodman "Nouvelles religions, la question sectes, MTV News and
specials, juin 95). Ne pas tendre l'autre joue peut impliquer de soumettre les adeptes ou les critiques à
une servitude involontaire, à du travail forcé dans des camps de "réhabilitation",
à des diffamations, à faire suivre les critiques par des détectives privés afin de
les harceler et intimider, à de sales coups, et à des plaintes devant la justice.
La scientologie a perverti le sens du mot "éthique", disant que tout est permis si cela fait
progresser les buts de la scientologie. Ces buts incluent de faire tout ce qu'il faut pour "amener le gouvernement
et les philosophies ou groupes hostiles à un état d'obéissance totale avec la scientologie".
Ceci s'obtient par une forte aptitude à contrôler, et ... à submerger. Introvertissez ces agences.
Contrôlez ces agences. (HCO Policy Letter of August 15, 1960)
L'objectif de la scientologie est de "mettre la planète au Clair". Cela s'obtient en recrutant
des gens, souvent par la tromperie, afin qu'ils prennent une multitude de cours de "conseil" dispendieux,
pour les "débarrasser d'aberrations" de vies présentes et passées (réincarnation)
et parvenir à l'état de "clear".
On apprend alors qu'il faut continuer pour progresser dans les niveaux de la bizarre cosmologie de science-fiction
hubbardienne des "Thétans Opérants", afin de survivre. L'ensemble peut impliquer des contrats
d'un milliard d'années, mais de 250000 à 500000 uros dans cette vie-ci.
L'implication peut coûter encore plus pour certains. Il y a eu des mariages brisés, des pertes
de possessions, d'économies de toute une vie, de relations de famille, et de santé mentale. Et, c'est
ce qu'il y a de plus tragique d'un point de vue chrétien, la scientologie mène vers une éternité
séparée de Dieu.
Une émission "60 minutes" récente a exposé certaines des tactiques trompeuses
et corrompues de la scientologie (CBS, 28 décembre 1997). La présentatrice Leslie Stahl a demandé
à l'ex-directrice du CAN [association d'information sur les sectes] si elle maintenait sa déclaration
que l'on pouvait lire dans "Scientologie, la secte de l'avidité", paru le 6 amis 1991 dans le
Time, au cours de laquelle elle avait dit que la scientologie est très probablement la secte la plus
procédurière, la plus lucrative, le plus brutale et la plus classiquement terroriste que ce pays
[USA] ait jamais vue. Mme Kisser a laors répondu"Plus que jamais! tout ce qu'ils ont fait
depuis le prouve". [cf l'émission 60 minutes, long à charger en raison de nombreuses images:
http://www.antisectes.net/60minutes.htm]
Abuser du système judiciaire
Deux récents procès à rallonge démontrent clairement comment la scientologie élabore
assidûment les règles établies par L. Ron Hubbard pour l'intimidation et le harcèlement
de ses "ennemis". La cible du premier procès est l'ex-scientologue Larry D. Wollersheim. En 1986,
celui-ci a remporté des dommages de 30 millions de dollars (40 millions d' environ] accordés en
dommages punitifs et compensatoires contre l'église mère, la scientologie de Californie (CSC), dans
un procès entamé en 1980. En appel, ces dommages étaient réduits à 2,5 millions.
Les tribunaux ont estimé les scientologues coupables d'avoir infligé par négligence et
intentionnellement de graves souffrances émotionnelles. Les jurés: "N'importe lequel de ces
actes contre Wollersheim dépasse les limites de ce qui est tolérable dans une société
décente et constitue une conduite outrageuse. Les actions de l'église... constituent sans l'ombre
d'un doute un dédain irréfléchi envers la probabilité de causer des souffrances émotionnelles.
Ici, l'église a activement encouragé ses membres à détruire l'entreprise de Wollersheim.
De plus, en l'empèchant physiquement de quitter le bateau de l'église, et le soumettant à
davantage d'audition malgré son refus, l'église a ignoré l'état émotionnel de
Wollersheim et l'a cauteleusement forcé à continuer une pratique connue pour provoquer une détresse
émotionnelle. (Daily Appellate Report, July 1, 1989, p. 9270)
Ceci laisse entrevoir des parallèles frappants avec ce qui est arrivé récemment à
Lisa McPherson, dont le combat s'est achevé par la mort. (See The Watchman Expositor, Vol.
14, No. 5)
La scientologie continue avec acharnement à dire qu'elle aurait annulé sa règle du "Fair
Game" en 1968. Mais le Daily Appellate Report démontre que le tribunal a découvert que
"en dépit du rejet public apparent de la pratique du Fair Game, la scientologie a continué à
s'en servir contre des ex-scientologues ciblés, tout au long des années 70. (p 9274)
Sans s'inquiéter le moins du monde du fond de l'affaire, la scientologie a tenté toutes les manoeuvres
pour échapper à ce jugement. Il est monté jusqu'en cour suprème de Californie à
deux reprises, et même en Cour suprème des Etats-Unis.
La scientologie a contre-attaqué Wollersheim et la cour d'appel de Californie a rejeté l'appel
et accordé les frais de justice à Wollersheim. Actuellement, la scientologie doit un total dépassant
7 millions d' à Wollersheim, incluant les intérêts accumulés.
Les avocats de Wollersheim ont remporté un jugement amendé significatif. Ils ont prouvé,
à la satisfaction des tribunaux, que l'église de scientologie avait un mode de conduite consistant
à faire systématiquement disparaître les possessions d'une des organisations scientologues
dans une autre, afin d'éviter d'avoir à règler Wollersheim. Le tribunal a découvert
que le Religious Technology Center (RTC) dirigé par David Miscavige et l'Eglise de Scientologie Internationale
(CSI) étaient des "alter-ego" de l'église de scientologie de Californie (CSC) [voir
aussi: http://www.antisectes.net/minister-course.htm]
. Le tribunal a décidé que l'église avait agi "en toute mauvaise foi ayant pour résultat
une injustice envers le plaignant" (Los Angeles Daily Journal, 12 décembre 1997)
L'avocat Dan Liepold, qui avait été très efficace envers la scientologie, observe: "la
scientologie croit qu'elle ne peut faire de tort... que tout ce qu'on dévoile à son sujet est une
injustice et que tout le monde conspire contre elle afin de la détruire... Ils utilisent seulement la loi
comme outil, et c'est un outil destiné "à détruire complètement" leurs ennemis"
(ibid)
Les tribunaux sont d'accord: la cour d'appel californienne estima que le contre-procès envers Wollersheim
collait avec "un schèma de conduite de l'église consistant à employer tout moyen,
même sans fondement, pour frustrer ou miner l'activité pétitionnaire de Wollersheim... [le
procès de l'église était destiné...] à A/ à se venger du procès
de 1980 contre l'église; B/ à le munir économiquement pour avoir osé se plaindre et
C/ à oblitérer la valeur de toute victoire obtenue contre l'église afin de le forcer à
abandonner ses efforts..." (Church of Scientology v. L. Wollersheim, Nos. B084686, B086063)
Dans le second procès, la cible de la scientologie était David Mayo, également un ex-scientologue
[ndw: en réalité, le bras droit d'Hubbard pour la "technique".] Mayo gagna un gros
procès devant le 9e circuit d'appel californien. Il poursuivait la scientologie, et de façon typique,
la secte l'attaqua en retour. Le tribunal refusa la plainte scientologue et accorda 2,9 millions de dollars à
Mayo. Le tribunal appliqua des sanctions dures contre l'église en disant qu'elle avait "joué
vite et de travers avec le système judiciaire", en déposant d'innombrables motions dénuées
de mérite, en usant "d'évasions, de fausses représentations, de promesses non tenues,
de mensonges, et de destruction ou en cachant des documents". (Los Angeles Daily Journal,
April 18, 1996, p. 3).
La validité des recherches du tribunal à propos du fait que la scientologie continuait à
utiliser la règle du Fair Game et autres directives abusives fut dramatiquement démontrée
dans deux autres procès au pénal contre des leaders de la scientologie, et contre la scientologie
elle-même.
Le premier, rapporté par The Watchman Expositor (Vol. 14, No. 5), fit suite à des
raids de 1977 sur les QG mondiaux de la scientologie, raids ayant produit une abondance de preuves de vols de documents
du gouvernement, d'espions implantés dans les ministères de la justice et du trésor, d'appareils
d'espionnage installés, et de 48000 documents détaillant des campagnes de calomnie orchestrées
contre les critiques de l'église. L'épouse d'Hubbard, Mary Sue, fut condamnée à de
la prison ferme avec 10 autres scientologues.
L'une des autres énormes attaques clandestines découverte alors concernait Paulette Cooper, auteur
du livre paru en 1972, "Le scandale de la scientologie". Se pliant aux directives hubbardiennes
disant "Evidemment, si vous pouvez, ruinez-le intégralement", des scientologues salirent
la réputation de Cooper, et s'arrangèrent pour faire penser qu'elle avait commis un crime. Usant
de son papier à lettres, qu'elle avait touché, avec ses empreintes par conséquent, ils imitèrent
une menace de bombe envers l'église. Lorsqu'ils découvrirent la machination, les procureurs abandonnèrent
immédiatement toutes les charges pesant sur Cooper. En plus de l'anxiété causée et
des perturbations de son existence, ces poursuites frauduleuses à son encontre avaient coûté
26000 dollars à Cooper, en avocat et frais de psychiatrie.(Los Angeles Times, June 24, 1990, A39)
Une autre de ces actions "attaquer et détruire" fut mise à jour contre Gabe Casares,
Maire de Clearwater (Floride). Les documents révélèrent que des agents de la scientologie
avaient fabriqué un "faux accident avec délit de fuite" contre Casares. (Washington
Post, April 28, 1978, p. A-1) De plus, l'avocat scientologue Merrell Vannier avait persuadé Casarès
d'utiliser ses services dans un procès contre la scientologie. Depuis cette position de couverture, Vannier
pouvait faire passer des renseignements internes à la scientologie, et se faire admettre à consulter
des documents de l'office de l'avocat général d'état qui "menait une enquète
sur l'organisation de scientologie locale". Une fois les faits découverts, Vannier fut banni du
barreau par la Cour Suprème de Floride. (Tampa Tribune, November 27, 1986, p. 15-B; Opinion,
498 So. 2d 896; 11 Fla. Law W. 621 [Fla. 1986]).
Les scientologues infiltrèrent également des espions dans les journaux Clearwater Sun et St Petersburg
Times, à la chambre de commerce de Clearwater, et s'engagèrent dans divers efforts pour impliquer
leurs critiques (St. Petersburg Times, November 27, 1979; Clearwater Sun, Nov. 27, 1979). Finalement,
un juge fédéral estima la poursuite de la secte comme "frivole, sans fondement, et déraisonnable",
et fit payer à la secte les frais engagés par Casares, soit 36022 dollars. ("Scientology: the
Sickness Spreads," Reader's Digest, September 1981, reprint p. 4). Le second procès majeur ayant
résulté en une inculpation pénale se produisit au Canada, où l'église de scientologie
et trois de ses membres furent jugés coupables d'abus de confiance pour avoir mené des opérations
d'espionnage à l'encontre du gouvernement, de façon similaire à ce qu'ils avaient fait aux
Etats-Unis. C'était la première fois au Canada qu'une église était jugée coupable
d'activités criminelles. On la jugea de surcroît coupable de diffamation envers l'avocat canadien
de la Couronne qui menait le procès, et elle fut condamnée à 2,1 millions de dollars canadiens,
record absolu de ce type de procès au Canada. (The Globe and Mail, June 27, 1992; Toronto
Star, March 12, 1992, p. D26)
D'après le Toronto Sun, on demanda à Marion Envoy, ex-chef de l'office du Gardien scientologue
canadien, comment elle pouvait faire coller ses activités criminelles avec certains des principes qu'énonçait
la scientologie sur l'honnèteté et la liberté. Elle répondit "C'est ainsi que
j'ai été formée... il faut faire tout ce qui est nécessaire pour protéger...
Hubbard et la scientologie...les actes criminels de ce type n'étaient pas considérés en opoosition
à aucun code moral en scientologie, puisque l'on protégeait la scientologie" (15 mai 92).
Comme c'est souvent le cas dans la secte, la fin -c'est à dire la réussite de la scientologie - justifie
les moyens.
Dans ses dossiers, Watchman dispose de nombreux exemples des habitudes institutionnalisées internationalement
de la scientologie pour harceler et abuser ses ennemis supposés, et des conséquences tragiques que
cela amène. Il y a en aurait trop à dire. Ce qui suit ne réprésente que quelques aperçus:
1. Le respecté biographe Russell Miller a écrit un ouvrage tout à fait révélateur,
"Le Gourou Démasqué [disponible en français, format pdf professionel
sur http://www.antisectes.net/gourou-demasque.pdf]. Obéissant aux règles hubbardiennes d'attaque, non seulement la secte
l'a poursuivi en Angleterre et aux Etats-Unis, mais elle a loué les services de leur principal enquèteur
Eugène Ingram, afin de le discréditer. Miller s'est retrouvé suspecté d'un meurtre,
car un anonyme avait utilisé sa connaissance étendue de la vie privée et de l'oeuvre de Miller
pour le faire passer pour coupable (Sunday Times, October 25, 1987, p. 3).
2. La Scientologie est depuis longtemps connue pour son usage immodéré d'enquèteurs privés
destinés à poursuivre et harceler des critiques. Eugène Ingram, expulsé de la police
de Los Angeles en 1981, est l'un des plus célèbres. Des mandats d'arrestation sont encore valides
en Floride et en Oklahoma, où il s'était fait passer pour un officier de police, et pour avoir porté
une arme cachée.(copies des mandats à WFI)
3. La scientologie prétend "toujours délivrer" grâce à sa "technologie
de liberté totale". Pourtant, Noah Lottick s'est jeté par la fenètre du 10e étage
d'un immeuble de Manhattan à 24 ans, après avoir versé toutes ses économies pour payer
des cours, 3000 dollars.(The Times Leader, May 2, 1991, pp. 1, 12A)
4. Le propre fils d'Hubbard s'est suicidé au gaz d'échappement dans son véhicule. Il existe
un grand nombre de suicides ou tentatives, liés à la secte. Voir:http://www.antisectes.net/suicides.htm
5. Nombre d'arrangements hors tribunaux ont été payés à des plaignants ou à
des défendants dans des procès impliquant la scientologie. Dans la plupart de ces accords, il était
interdit au bénéficiaire d'annoncer les sommes reçues. Cependant, cela a été
révélé pour la procès Julie-Christofferson Titchbourne, qui a reçu 100000 dollars
[env 110000 ] (ndw: le jury avait accordé 39 millions de dollars à Mlle Titchbourne). Gerry Armstrong
a reçu 800000 dollars. Des documents d'un tribunal de district américain ont aussi révélé
que la scientologie était prète à verser 650000 dollars à quatre plaignants d'un groupe
de plus de dix, qui ont ensuite signé pour une somme non dévoilée. [ndw: Larry Wollersheim
a signalé aussi que la scientologie, qui lui doit plus de 6 millions de dollars, avait été
désireuse de signer pour 12 millions de $, mais sur des bases tout à fait inacceptables; voir ici:
http://www.antisectes.net/denvernews14_8.htm]
L'église a aussi "transigé" lors de 4 procès impliquant des plaintes à
plusieurs millions de dollars, ainsi qu'avec quatre autre plaignants et "autres plaintes contre l'église",
pour 2,8 millions en 1986. (William Horne, "The Two Faces of Scientology," American Lawyer, July,
1992, p. 5, Cult Awareness Network News, March, 1987, p. 4).
6. Dans ses dossiers, Watchman possède nombre de récits publiés de harcèlement intense
subi par d'anciens membres, des reporters des médias, des sociétés télévisuelles,
des journaux et magazines, des avocats, et même des juges ayant eu un quelconque rapport avec la critique
de la scientologie ou avec ses procès. Deux articles d'American Lawyer décrivent en détail
les récits extraordinaires et glaçants de harcèlement continu et d'actes d'intimidation subis
par divers juges assignés à des procès importants contre la scientologie ("Scientology's
War Against Judges," December, 1980 -cf: http://www.antisectes.net/amlawyer-80.htm;
"Two Faces of Scientology," July/August, 1992 http://www.antisectes.net/amlawyer-92.htm)
L'une des tactiques les plus souvent utilisées contre ceux qui osent exposer les abus de la secte consiste
en un système de distribution d'informations diffamatoires dans le voisinage du critique ou sur son lieu
de travail. (The Sunday Times [London], April 3, 1994). Récemment, alors que des praticipants
à une démonstratioçn pacifique à propos du décès de Lisa McPherson aux
QG scientologues de Clearwater revinrent chez eux, ils trouvèrent qu'on avait distribué des tracts
dans leur voisinage, les accusant d'être des bigots, des menaces pour les familles ou pire (Philadelphia
Inquirer, December 13, 1997; The Event (Salt Lake City), December 18, 1997) [ndw: cf aussi le site entretenu
contre les principaux critiques de la secte, dont le webmaster roger gonnet: www.parishioners.org]
Le journal respeté des écrivains professionnels, le "the Quill", détaille
l'ampleur des horreurs d'intimidation et tactiques malafaisantes subies par le Los Angeles Time, Time Magazine,
le Readers Digest, ainsi que d'autres éditeurs ou reporters importants. (November/December, 1991, pp. 3639).
[cf: voir un article du Quill en français ici, par Robert Vaughn Young, ancien chef mondial des relations
publiques de la secte: http://www.antisectes.net/rvyart.htm]
Mais certains des récits les plus horribles d'abus envers des individus incluent des gens maintenus contre
leur volonté à moins d'accepter de se plier à recevoir davantage de processus scientologiques,
ou des gens à qui l'on a dit qu'ils se suicideraient ou feraient du tort à leurs enfants s'ils ne
prenaient pas davantage de cours scientologiques etc... (Gadsen Times, May 4, 1991, pp. A1, A6; Cherokee
County Herald, December 12, 1990; et témoignages personnels disponibles dans nos dossiers)
L'éditeur senior du reader's Digest, Eugène Methvin, cite l'ex-chef scientologue Lorna Levett,
dont la conscience ne lui permit pas de continuer à pratiquer ce qu'elle reconnaît être "une
conspiration internationale". Elle déclara: "La coercition psychologique engendrée par
de dangereuses sectes pressurant l'esprit sous couvert de religion ne peut se produire - tout comme la maladie
- que lorsqu'il n'y a pas eu d'immunisation en place. Dans ce cas, l'immunisation est la liberté de parole.
Les sectes, qui se servent d'argent exempté d'impôts, ne peuvent violer les droits de l'homme que
lorsqu'on autorise que la vérité ne soit pas publiée". ("Scientology: The Sickness
Spreads," Reader's Digest, September, 1981, reprint, p. 6).
Methvin ajoutait clairement: "Par-dessus tout, les affaires de chefs de secte du XXe siècle démontrent
que ces groupes doivent être surveillés. Rien, dans notre tradition juridique, n'exige qu'on ferme
les yeux sur une religion de racket sous le seul prétexte qu'elle se terre derrière des déclaration
religieuses bidon prenant profit du Premier Amendement de la Constitution des Etats-Unis. ("Scientology:
Anatomy of a Frightening Cult," Reader's Digest, May, 1980, reprint, p. 6)
Il est normal que les américains se réjouissent des libertés religieuses constitutionnelles
spéciales dans leur pays. Ils ne devraient toutefois pas être trompés par les efforts répétés
de la scientologie pour draper ses pratiques sous le voile du Premier Amendement, en hurlant de plus à la
persécution et à la bigoterie quand elle est mise en cause. En fait, ce sont ses propres activités
haineuses et nuisibles d'abus envers les individus et le système judiciaire, qui mettent en danger les libertés
personnelles et religieuses individuelles de chacun.
Cela fait partie de la mission biblique du Watchman Fellwoship d'alerter les gens : "... n'ayez complicité
dans aucune oeuvre stérile des ténèbres; au contraire, condamnez-les ouvertement. Car c'est
une honte même de parler de ce que ces gens font en secret. Mais tout ce qui est ainsi dénoncé
apparaît dans la lumière..." (Ephésiens, 5.11.13)
Jésus dit: "Car tout homme qui fait le mal hait la lumière et ne vient point à
elle, de peur que ses oeuvres ne soient réprouvées. Mais celui qui fait la vérité vient
à la lumière. Il devient ainsi manifeste que ses oeuvres sont bien faites en Dieu".(Jean
3:20-21) ON ne s'étonnera pas que la règle scientologique dise "N'acceptez jamais aucune
investigation sur la scientologie" [lettre de règlements de HCO du 25 février 1966]
Nous présentons ces sujets par amour et compassion envers ceux qui sont encore en scientologie, espérant
qu'ils s'en échapperont. Mais les écritures saintes portent aussi un grave avertissement: "l'homme
qui s'entête malgré les reproches, sera brisé soudain et sans remède." (Proverbes,
29:1). Pas de doute que le Christ ait eu la punition en tête en disant "Au lieu de craindre qui
tue le corps, sans pouvoir tuer l'âme, craignez celui qui peut précipiter dans la géhenne corps
et âme" (Matthieu, 10:28)
Traduction Roger Gonnet.